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Filière oignon au Burkina Faso

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oignonsAu Burkina, la production d'oignon s'étale de Décembre à avril, période pendant laquelle le marché est inondé et les prix au plus bas. Le sac de 100 kg coûte alors entre 3500 et 5000 F cfa. Six mois après, la pénurie s'installe et les prix sont multipliés par dix. Il faut alors importer l'oignon du Niger, de Hollande et de France.

 

Après la période de Décembre à avril, le prix du sac de 100 kg d’oignons coûte environ 17. 500 FCFA chez les producteurs. Mais il est revendu au marché à 20 000 FCFA après conditionnement auprès des acheteurs locaux et ceux venant des pays voisins.

Les principales zones d’horticulture au Burkina sont le Sanguié, le Bam et le Sourou. Les chiffres font défaut mais retenons qu'en 2004/2005, le chiffre d’affaires généré par la production a été de 4 379 357 000 FCFA pour l’oignon bulbe et 400 000 000 FCFA pour l’oignon feuille. Le revenu homme/jour pour le producteur oscillait entre 1169 FCFA et 1271 FCFA.

Les difficultés rencontrées dans la production sont essentiellement relatives à l’eau et au coût élévé des intrants. Concernant le prix des intrants, le sac de 50 kg d’urée coûte 22 500 F CFA et celui du NPK 15 000 F CFA. Il faut également compter avec les grandes chaleurs d'Avril-Mai-Juin, suivies de périodes d'intense humidité qui sont la cause des pertes post-récolte qui peuvent souvent atteindre 50 % de la production nationale. La récolte précoce et l'entreposage inapproprié sont également source de pourrissement. Concernant les commerçant d'oignons, ils rencontrent des difficultés surtout d’ordre organisationnel et de manque d’appui financier.

L'exportation de l'oignon burkinabè souffre également des barrières à l'exportation. Les exportateurs se plaignent des nombreux contrôles douaniers sur le sol burkinabé qui font dépenser énormément d’argent. Entre Koudougou (3ème ville du Burkina) et Niangoloko (frontière ivoirienne), il y a entre 5 et 6 arrêts et l’argent versé aux agents de sécurité tournerait autour de 90 000 CFA, selon les commerçants.

A l'intérieur du Burkina Faso, les transporteurs de l’axe Kantchari–Niangoloko disent vivre le même scénario. Sur cet axe, on ne compte pas moins de 11 postes de contrôles et environ 200 000 F CFA versés aux agents de contrôle.

Pour ce qui est de la campagne Oignon 2007/2008, elle a été organisé par le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP), un programme qui réunie producteurs, commerçants exportateurs, fournisseurs d’intrants et d'équipements, services d’encadrement et institutions de financement, pour résoudre les problèmes urgents de la filière.

 

 

BAMBIO Z. François,
Investir-bf.info

 

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