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L'artisanat : Une filière riche par sa diversité et contribuant pour 30% au PIB national PDF Imprimer Envoyer
Écrit par BAMBIO   
Lundi, 16 Février 2009 11:36

Objets d'art au BurkinaL’artisanat est un secteur dans lequel le Burkina Faso dispose d'un avantage comparatif. Second créateur d'emplois après l'agriculture, il occupe environ 637.000 personnes dont 370.000 femmes dans des activités très variées, menées généralement de façon conjointe avec les travaux agricoles et ménagers . Le secteur contribue d' au moins 30% au PIB. Les grands évènements comme le SIAO, le FESPACO et la SNC sont les leviers de promotion de ce secteur d'activité dont le potentiel artisanal est riche par sa diversité.

Nous présentons ici, le potentiel artisanal en passant en revue les différentes régions du Burkina et leurs spécialités, en attendant une synthèse sur la contribution de ce secteur , en terme de revenus, à l'économie nationale .

 

  • la vannerie : les matériaux utilisés dans la vannerie sont la paille et les tiges dans le Nord du pays, des feuilles de rônier et le raphia dans l’Ouest. Elle est pratiquée tant par les hommes que par les femmes. On rencontre les objets de la vannerie en paniers, en nattes, en sacs, en couvercles en chapeaux (le fameux chapeau de SAPONE localité située à une quinzaine de kilomètre de Ouagadougou).

 

  • la poterie : la matière utilisée en poterie est l’argile. On trouve la poterie en assiette, en pot de fleur, en canari (jarres) de tailles impressionnantes. Pour leur donner plus de solidité, les objets de la poterie sont cuits, après séchage, dans des fours ou dans de grands brasiers en plein air.

 

  • Le tissage : Autrefois pratiqué par les hommes qui se servaient d’un métier à tisser traditionnel, horizontal installé sous un arbre ; aujourd’hui, les femmes le pratiquent avec des outils plus modernes, confortables. Ces métiers sont soit horizontal ouvertical ; les tissus de tissage, entièrement en coton, se portent à l’occasion des mariages, baptêmes ou autres fêtes populaires. Ils sont valorisés par les couturiers lors des grands défilés de mode vestimentaire.

 

  • La teinture : l’indigo est la teinture la plus utilisée au Burkina Faso. Il est obtenu à partir de décoctions de végétaux dont l’indican, fruit de l’indigotier. L’indigo est vendu sous forme de boule que l’on dissout dans de l’eau juste avant son utilisation. On trouve des teinturiers au village artisanal de Ouagadougou. Dans certaines localités, il existe des quartiers spécialisés en teinture, notamment à Bobo-Dioulasso à Kaya, à Banfora, à Solenzo etc.

 

  • Le Bogolan : le nom Bogolan vient de bogo qui veut dire ‘’argile’’ en langue bambara, bogolan signifiant donc « résultat de la terre » ce très ancien art originaire du Mali est né dans le milieu des chasseurs. On raconte que les chasseurs bambara avaient constaté que les animaux sauvages, s’étant habitués à la couleur blanche de leurs vêtement de cotonnade, les fuyaient. Afin de se camoufler, ils cherchèrent donc le moyen de les teinter. Alors ils créèrent une décoction à base de feuilles et de jeunes tiges de l’arbre de ‘’galama’’ ce mélange donne une couleur jaune-beige. Les animaux ayant reconnu cette couleur, les chasseurs changèrent en couleur ocre foncé qui était un mélange d’écorce de raisinier, écrasé à la pierre et de bouillir dans de l’eau. Aujourd’hui, le désir de décorer les habits a donné naissance à une troisième couleur obtenue à partir d’une terre argileuse délayée dans de l’eau avec un produit secret. Ce bogolan est un tissu en bandes de coton tissées avec un métier manuel comportant les trois couleurs par trempage ou au moyen d’u pinceau rudimentaire. Les motifs du bogolan sont utilisés pour décorer les vêtements de princes, de notables. Au Burkina Faso, l’art est pratiqué et ses tissus sont vendus dans les commerces.

 

  • La Forge : on retrouve l’art de la forge dans la confection des ustensiles de cuisine (louche, poêle, couteau, lampe à huile) et de certains instruments de musiques (les cloches, les bracelets à grelots, oreilles à grelots pour les djembé c’est l’abondance des minerais au Burkina Faso qui à contribué au développement de cet art. l’extraction du fer requiert l’utilisation de haut-fourneaux souvent rudimentaires ces derniers sont disséminés un peu partout dans le pays et attirent la curiosité de certains touristes. Autrefois les forgerons extrayaient eux-mêmes du minerai le métal nécessaire à leur activité mais aujourd’hui, ils utilisent surtout des matériaux de récupération, on trouve les hauts fourneaux à solenzo Tougan à saye, kindba .

 

  • Le Bronze : le travail du bronze nécessite à peu près le même matériel que celui qu’utilise le forgeron mais de dimensions plus petites. La technique du bronze est dite la technique de la ‘’cire perdue’’ cette technique consiste à confectionner avec de la cire d’abeille la figurine désirée. Terminé, l’objet est recouvert avec de l’argile qui, une fois séchée, est passé au feu. Sous l’effet de la chaleur, la cire fond et s’écoule par un orifice percé dans l’argile. Le moule qui en résulte est ensuite rempli d’un métal en fusion notamment du bronze (alliage de cuivre et d’éteint). Le métal refroidi, on brise le moule , on obtient ainsi l’objet initialement fabriqué en cuire. Au Burkina Faso, le quartier Niogsin est réputé pour cette technique.

 

  • La Tannerie : la Tannerie est attribuée au griot. Après avoir trempé la peau dans de l’eau ou de la teinture pendant au moins vingt quatre heures, on la tend et la rase au moyen d’une pierre affûtée, aujourd’hui remplacée par un rasoir. La peau est assouplie par un frottement sur un cylindre de bois, puis séchée à l’ombre. A Ouagadougou, ou peut s’acquérir d’un sac ou porte monnaie en peau à la Société Burkinabé de Manufacture du Cuir (SBMC) route de FADA, en face de la Maison d’Arrêt et de correction de Ouagadougou ou à la galerie marchande de l’hôtel indépendance AZALAI Avenue du Président Sangoulé Aboubacar LAMIZANA. D’autres localités sont également spécialisées dans la tonnerie : Kaya, Arbinda, Dori, Gorom-Gorom etc

 

  • La sculpture : La sculpture se fait sur des supports tendre comme le bois mais depuis quelques années, le symposium de sculpture sur gratuit à Laongo ( 30 km de Ouagadougou sur l’axe Ouagadougou, Fada). On peut y visiter des formes expressives des scènes quotidiennes, de guerre et de la société traditionnelle.

 

Source: www.ontb.bf

 

BAMBIO Z. François,
Investir-bf.info

 

 

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