L'arbre à karité pousse dans quelques seize (16) pays d'Afrique et le Burkina Faso détient un potentiel productif considérable d'une densité moyenne de trente (30) arbres à l'hectare (soit environ 195.000.000 d'arbres ) et un potentiel de 780.000 tonnes d'amandes sèches (PSD,2000). On estime à 10% le potentiel actuellement exploité, ce qui place le pays au troisième rang des producteurs mondiaux après le Nigeria et le Mali.
Les zones de production à fort potentiel sont entre autres la zone Diébougou -Gaoua (environ 142.500 tonnes / an), Koudougou (environ 135.000 tonnes / an) , Banfora (environ 132.000 tonnes / an) , Nord Ouaga, Sud Ouaga et Houndé (60.000 à 90.000 tonnes / an) .
Les contraintes de la filière sont essentiellement la destruction des arbres par les feux de brousse et les chenilles, le vieillissement du peuplement actuel , les problèmes liés à la qualité des amandes et du beurre, les difficultés d'accès au crédit de campagne , la méconnaissance par certains acteurs des procédures d'exportation (normes de qualité).
L'intérêt de l'Etat pour la filière est matérialisé par la mise en place de projets d'appuis (PNF, PACK, PAF, prokarité etc. ...) vue l'importante consommation locale du beurre (88% des ménages en milieu rural consomment exclusivement le beurre de karité et 25% en milieu urbain en consomment régulièrement).
L'organisation actuelle de la filière
Toute l'organisation tourne autour de la table filière karité qui est une super structure de concertation qui regroupe:
Les Organisations de Productrices: UPROKA, UFK, BUA Y ABA, UGPPK Ziro Sissili et Koudoungou, CDN, FADEFSO, les nombreux groupements féminins du Burkina
Les transformateurs semi industriels et industriels: SPH, KARILOR , SOFIB, SN CITEX etc.
Les organisations des commerçants: AIEPO, ASIECRU.
Les structures d'appui a la filiere
Projet d'Appui aux Filières bio alimentaires (P AF)
Le projet Prokarité
Centre Canadien d'Etude et de Coopération Internationale
La directive chocolat de l'union européenne est une opportunité.
L'existence de possibilités de développement dans le cosmétique et la pharmacologie.
Une filière pourvoyeuse d'économie:
On compte environ 400 000 femmes concernées par cette activité et organisées au sein de 200 groupements environ dans le pays.
Le Burkina Faso exporterait en moyenne 650 tonnes de beurre par an sur 30 000 tonnes produites contre 18 000 tonnes d’amandes brutes pour une valeur totale d’environ 2 millions d’euros. La vente des produits dérivés dépasserait 10 millions d’euros.
BAMBIO Z. François
Investir-bf.info





